prochain concert
Noël était pourtant passé. Ca se voyait au bleu du ciel de ce 22 janvier. Peut-être avions-nous mérité des étrennes ? Méritées ou non, on les a eues. Et en parlant d’étrennes, je ne pense pas à la toile que Tony Cardiac nous a peint ce jour là, mais bien aux musiciens invités pour la soirée. En commençant par Bulldog gravy. Ils nous ont fait cadeau d’un concert somptueux, au-delà de ce que nous espérions. Genre «ça va être bien», mais ça a été beaucoup mieux. Mike Green entouré de ses jeunes acolytes ; et c’est sans doute ça la magie de leur musique. On prends des recettes bien éprouvées (Bob Dylan), et on accommode d’une pincée de respect, et de beaucoup d’influences diverses, hard-rock ou reggae… des musiciens qui entourent Mike le patriarche :
Philippe Sangara,guitare , Jérome Lavail, batterie, Farid Khenfouf, basse, Jean-Louis Brazzi aux percussions bizarres, et David Giancola à l’harmonica. Autant de «petits jeunes» qui dépassent ce qu’on a l’habitude d’entendre, qui n’entrent dans aucun cadre prédéfini. Et le truc final, c’est le talent. Le blues nouveau est arrivé, et nous, on a vraiment adoré ça. Mais c’est idiot d’en parler, écoutez plutôt leur CD «Big bad blues». C’est une pure merveille.
La seconde partie de nos étrennes, on la doit à un français. Ne boudons pas le blues produit dans l’hexagone, il peut-être, et est très souvent, de grande qualité. Nico Wayne Toussaint, c’est la deuxième fois qu’il passe chez nous. Il y a 4 ans, il avait bluffé un public qui ne le connaissait pas. Cette fois, il était précédé d’un double album et on l’attendait. Il ne nous a pas déçu. Musicalement, il a mûri. Entouré de musiciens hors pair, à commencer par le duo de hollandais volants, M. Boogie Woogie le bien nommé, au piano,
son guitariste, Max Lacour et Rudy Weber le bassiste si funky,
il nous a sorti le grand jeu. Un jeu à l’harmonica d’anthologie, une énergie à faire pâlir le lapin des piles duracell, et surtout une présence, un charisme qui ne se sont pas démentis tout au long du concert. Le morceau interprété en se baladant parmi le public restera un grand moment pour beaucoup des spectateurs. Max Lacour l’accompagnera d’ailleurs pour un second morceau dans la salle ; un moment de pure folie pendant lequel la barrière entre le musicien et le public tombe, et où on peut toucher du doigt la musique que l’on partage enfin. Seul le batteur, Fabrice Bessouat, n’a pu participer à ce moment. Il avait très largement assuré sa part de la fête auparavant. Avant de quitter l’Eden pour se fondre dans la nuit, Nico Wayne m’a confié qu’il allait jeter une pièce dans la Durance, en passant. Histoire de pouvoir partager quelques émotions une troisième fois avec le public d’Oraison.

 

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