Un temps magnifique était au rendez-vous de ce concert de rentrée pour la nouvelle saison «bluesistique» d’Eden District Blues. Toute l’équipe présente ce jour-là avait compris, dès les balances, qu’il allait se passer quelque chose. Et cette sensation était la bonne.
La Marque Jaune assurait la 1ère partie, et quelle première partie. Band qui s’est rodé en partageant la scène avec Amos GARRETT, Bernard ALLISON, et autres YARBIRDS, et qui nous débarquait du festival de LEIDEN en HOLLANDE. Emmené par le chanteur guitariste Pierre MONTELS, avec Fabien CHAPON à la basse, Franck MARCO aux fûts , le tout rehaussé du saxo de Sébastien CARETIER
«ça la faisait» d’enfer. Ce groupe de régionaux a chauffé la salle avec des reprises de standards comme « walking blues» «I’m ready» et autre «Take this hammer», arrangés avec bonheur, à la sauce Marque Jaune.
Du bon blues, interprété avec beaucoup de conviction et qui déroula un tapis rouge à un Tom PRINCIPATO chapeauté, comme il se doit, la six cordes en bandoulière, entouré de ses deux compères, hyper sympa et ne se prenant pas la tête : Joe WELLS aux fûts et le géant débonnaire John PERRY à la basse. Premières notes, c’est du tout bon et le public le ressent immédiatement. Tom PRINCIPATO en super forme nous déballe avec un feeling remarquable, plage après plage, son blues. Avec Sa Signature : jeu tendu, sur les titres rapides,
puis fluide dans d’autres registres, révélant effectivement une certaine connivence avec Freddy KING, J.L. HOOKER, Buddy GUY ou S.R. VAUGHAN. Longs solis digestes, pas d’outrance, pas de démesure mais une présence évidente, captivante qui emporte l’adhésion de toute la salle.
Des couples de jeune envahissent l’espace en front de scène, ça danse, ça ovationne spontanément et chaleureusement les maîtres de cérémonie qui distillent avec encore plus de mordant un blues authentique et régénérant ; si bien qu’ils durent répondre à 2 rappels. Le public n’avait vraiment pas envie de les lâcher. Tom nous a subjugué par son interprétation sublime d’un long et envoûtant «Congo square» à la télécaster durant lequel Joe WELLS s’est éclaté derrière ses fûts. Un grand moment d’émotion et point final d’un 1er concert exceptionnel qui ouvre la saison 2005-2006 d’ EDEN DISTRICT BLUES sous les meilleurs augures.