prochain concert
Le coup de foudre, ça vient comme ça, sans raison. Pour nous autres à Eden District Blues, il a souvent revêtu l’aspect d’une guitare qui jouait , toute seule, des accords simples et lancinants ; un truc qui passe par les oreilles et qui arrive droit au cœur.
C’est cette musique là, celle des racines, qu’on a pu entendre 2 heures durant, ce samedi là à l’Eden. M. David «Honeyboy» Edwards, personnage historique du blues, nous a fait l’honneur et surtout le plaisir, de sa présence. Deux heures de blues vrai, de celui par qui toutes les autres formes de blues électrique ou acoustique ont pu naître. Un homme et sa guitare qui nous raconte des histoires ; et il en a à raconter des histoires cet homme de 91 ans qui a joué avec des légendes dans les années 40, Robert Johnson ou Big Joe Williams. Des histoires sur la misère ou la joie, mais toujours des histoires d’espoir. Il suffisait de fermer les yeux et d’ouvrir ses oreilles.
Lui, penché sur sa guitare, le public penché vers lui pour ne rater aucune de ses notes. L’étonnement et l’admiration se lisaient sur les visages, à voir cet homme à la face burinée par les ans nous raconter le blues donc nous raconter la vie. Musique aride, peut-être difficile pour une part du public habituée à un blues plus dansant. Mais musique essentielle, sans laquelle les autres expressions du blues n’auraient aucune raison d’être. Si on ne sait pas d’où on vient, on ne peut savoir où on va. La seconde partie de ce concert mémorable fut assurée par un groupe parisien, les Mama’s Biscuits. Ils n’avaient pas la tâche facile, un peu impressionnés qu’ils étaient de passer après un monument comme Honeyboy. Etta James et Betty Lavette au programme,
avec la magnifique voix de la chanteuse Véronique Sauriat.Du rythm’n and blues, un peu de soul et de rockabilly pour danser et s’amuser en toute légèreté avec ces musiciens de qualité. Une fois de plus, une soirée que le public aura appréciée. Oraison figure vraiment sur la carte du pays du blues …

 

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