C'est toujours les mêmes qui sont à la caisse pour vendre les billets. Place enviable, c'est vrai, puisqu'on y voit presque tous les gens avec qui on va partager la soirée. Enfin, si je râle c'est rapport au début du concert. On ne le voit jamais. Et surtout on rate toujours le discours du président. Et ça, c'est un manque terrible… Ce 4 octobre, la caisse fermée, on a vite filé dans l'Eden, Byther Smith en était déjà à son second morceau. Et là, en entrant, on est resté planté. C'était B.B. KING. La façon de se tenir en scène, de porter sa guitare haute et près du corps… Aucune imitation, mais une attitude identique. Et une musique à la hauteur, et c'est là l'essentiel. Ce Chicagoan a de la bouteille. Il est de la génération des derniers bluesmen de légende encore vivants. On a vraiment affaire avec lui à un acteur de l'histoire du blues, et c'est palpable dans son jeu et sa présence scénique.
Quand au groupe de hollandais volants qui l'accompagnent, les Sunset Travelers, ils ont été à la hauteur de leur leader. Les passionnés qui s'étaient déplacés ce soir là ne l'ont pas regretté. Les moins connaisseurs eux n'ont pas eu besoin d'explication, leurs oreilles ont compris toutes seules. Le concert s'est terminé public debout et surtout très heureux. Enfin c'est lui, le public, qui me l'a dit.